
Céline de Trétaigne propose une vision artistique oscillant entre rigueur analytique et sensibilité visuelle, héritées d’un parcours en Droit et en Histoire de l’Art.
Son cheminement vers une pratique professionnelle de l’art s’appuie sur un parcours non linéaire. Des expériences professionnelles variées – immobilier, généalogie successorale, milieu associatif – côtoient une pratique artistique constante, poursuivie sans interruption à travers le dessin, la peinture et la recherche plastique.
L’engagement artistique franchit une étape décisive en 2018 avec une professionnalisation portée par des commandes de portraits. Parallèlement, un travail portant sur la mémoire émotionnelle du corps est développé dans une série intitulée « Diffusion ».
En 2024, une formation en Arts Plastiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne vient nourrir et structurer les recherches plastiques, ouvrant à un champ d’expérimentation plus conceptuel.
La mise à distance du figuratif s’inscrit dans une volonté d’émancipation des limites inhérentes à la représentation. L’enjeu n’est donc plus de poursuivre une quête de maîtrise au sein d’un champ déjà codifié mais la recherche vers la construction d’un langage plastique singulier, transversal, universel et techniquement décloisonné.Le Code Morse s’impose comme réponse à cette recherche et structure le champ d’exploration plastique intitulé Morscriptum.
Le langage quitte le domaine de la lecture pour devenir forme et expérience sensible. Le Code Morse agit comme une matrice : système binaire ouvert à une infinité de traductions visuelles, sonores, spatiales ou lumineuses. Cette grammaire minimale (points/traits) autorise une liberté technique totale et un outil linguistique à la fois conceptuel, émotionnel, vibratoire et poétique.
La réactualisation du code morse souligne une relation émetteur-récepteur, intrinsèque au champ de l’art, où le déchiffrement d’un message instaure un échange et donc une interconnexion porteuse de sens.